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a cire d'abeille

Artiste et artisane, maçonne et architecte, l’abeille cirière aligne en un bloc harmonieux, les urnes qui seront, tour à tour, berceau des jeunes et grenier d’abondance.

Ici abeilles s'occupant de couvain de faux-bourdons.

Comme une œuvre d’art, l’abeille a imaginé la géométrie, … un million d’année avant Euclide.
Aristote (IVème s. av. J-C) avait déjà remarqué la forme hexagonale des alvéoles de cire. Le choix de cette forme a pour but de remplir le plus efficacement la surface, avec le moins de cire possible. Le fond de ces cellules est rhomboïdal, formé de 3 triangles égaux. Ces dimensions sont constantes et précises.

 alvéoles de faux-bourdons et au centre d'abeilles (voir la différence de grandeur)

La cire d’abeille est élaborée dans le corps de l’insecte et sécrétée par les glandes cirières.
Entre le 12ème et le 18ème jour de sa vie, l'abeille va travailler uniquement à la construction des rayons. Mais quel boulot, sachant que pour un kilo de cire, les abeilles doivent ingurgiter 10 kg de miel et 1 kg de pollen !!!

Au Vème s. av. J-C, Hérodote raconte que les Perses embaument leurs morts en les recouvrant de cire.
Les égyptiens, eux, imprègnent des bandelettes de toile de cire pour faire les momies (vient de  mum [en perse] qui veut dire cire).
De tout temps la cire elle a été étroitement associée à diverses cérémonies religieuses, païennes et sorcelleries.
Elle est faite pour se consumer, comme l’encens, exhalant sa senteur et sa lumière vers le ciel.

La cire avait de multiple usages, elle servait à l'éclairage, à la fabrication des tablettes de cire pour écrire, dans l'artisanat, notamment dans les fonderies de bronze comme premier modèle (Ex : pour les cloches, moule en cire perdue), chez l'ébéniste et les cireurs de planchers, le cordonnier, en médecine (cataplasmes et onguents), dans les arts (peinture à l'encaustique), et aussi la cire pour cacheter dans les scriptoria et administrations.
 
Les cierges en cire d’abeille sont coûteux, ce qui limite sa diffusion dans les hautes sphères de la société (noblesse, clergés et royauté). Ils éclairent bien mieux que les bougies en suif, qui coulent, fument noir et sentent fort mauvais. Ces dernières sont pour le peuple, les plus démunis doivent se contenter de la lumière du soleil !
 
La cire, bien précieux de grande valeur, est pratiquement la seule source qui permet au paysan d’obtenir des espèces monnayées, au même titre que l’huile, l’encens et le miel.

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