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'apiculture

 
L’art d’élever et de soigner les mouches à miel en vue d’obtenir du miel et de la cire, se pratique depuis des millénaires.

 

Pieter Bruegel (1568) - Les apiculteurs

 
Les abeilles (Apis mellifera) émerveillent l’homme. Dès l'origine, il lui a voué un grand respect.
Leur vie communautaire, leurs travaux, et la ferveur qu’elles emploient deviennent un modèle pour la société.
 
St Ambroise (mort en 397) est le patron des apiculteurs et est toujours représenté avec une ruche. Il est dit que ses paroles étaient douces comme le miel et que les abeilles qui essaiment apportent la parole de Dieu.

 
« Mange du miel mon fils,
   car il est bon» (proverbe de Salomon)
 
Les abeilles ont leur place dans de nombreuses religions et rites. Que ce soit chez les chrétiens, les juifs, les musulmans, indous etc…, les abeilles ont une place divine !
Eglises et monastères encouragaient l'apiculture et prélevaient des dîmes ou des redevances sous formes de miel et de cire.
 
L’abeille est sujet de mythes, croyances, superstitions et rêves. Des vestiges d’abeilles ont été découverts dans de l’ambre datant de l’ère tertiaire, soit des milliers de siècles avant  l’apparition de l’homme.

Les textes les plus anciens parlant de ces merveilleuses créatures, datent des civilisations gréco-latines : ex : Aristote (IVème s. av. J.-C.), Hérodote (Vème siècle av. J.-C.), … Les plus vieilles illustrations de reproductions d’abeilles se trouvent sur des pièces de monnaies,

 Monnaie grecque frappée à Ephèse vers 380 av. J.-C.

 des papyrus,  des peintures rupestres et murs de temples.

Déjà dans la mythologie grecque, la déesse "Arthemis", protectrice des parturientes, est parfois représentée avec un abdomen d'abeille.
Il y a également la légende de la naissance des abeilles (essaims sortis de ventres de taureaux et génisses sacrifiées). Dans l’ancien testament, un passage rapporte que du  ventre d’un lion terrassé par  Samson sorti un essaim et du miel…

Dans l’Egypte ancienne, les hiéroglyphes relatent que les égyptiens faisaient grand usage du miel.
 
Un merveilleux manuscrit enluminé du livre des "Très riches heures du Duc de Berry" (1416) représente le mois de février où des ruches en paille tressée font partie intégrante du paysage agricole (Musée de Condé, Chantilly).
 
Symbole de royauté, les abeilles suivent la reine, tels les sujets obéissent au roi. La royauté française est également très souvent représentée par des abeilles.

La ruche étant le modèle idéal de la monarchie absolue.
 
Les 300 abeilles d’or retrouvées dans le tombeau de Childéric Ier (mort en 481), témoignent de ce symbolisme. Elles mettent en question, avec les premières gravures, la thèse selon laquelle le symbole de la fleur de lys (emblème royal) ne serait qu’une abeille stylisée !

Napoléon Ier avait souhaité que le manteau de son sacre soit recouvert d’abeilles et que ces dernières soit omniprésentes jusqu’au motif de ses tapis ! (château de Malmaison)
 
Les ruches étaient faites soit de tronc d’arbres, de corbeille en osier ou en paille, recouvertes d'argile ou de fumier.
 
Dans une ruche, on ne dénombre pas moins de 30’000 à 60'000 abeilles (plus selon les ruches), soit en détails :
  • La Reine, seule femelle de la maisonnée, qui vit entre 3 et 5 ans, et pond entre 300 et 2'000 œufs par jour, soit environ 500'000 œufs durant sa vie. Elle est nourrie uniquement à la gelée royale.
  • Des faux-bourdons, les mâles, qui ne font rien, se perdent avec volupté dans leur oisiveté quotidienne. Leur seul boulot est de fécondé la reine, rôle étant donné à deux ou trois bourdons, mais dans un seul et unique vol nuptial !! Ils sont en nombre de 0 à 500 spécimens par ruche. Ils ne possèdent pas de dard, ils échappent donc au rôle de gardes. Si la ruche venait à avoir faim, les abeilles les chassent purement et simplement de la maison! De ce fait, ils mourront de faim car, comble de fainéantise, ils sont incapables de se nourrir.
  • Des ouvrières ou abeilles communes, tantôt nourrices,  nettoyeuses, abeilles cirières, gardiennes, récolteuses / butineuses, dès leur naissance, s’épuisent au travail. Ces dernières ne vivent pas au delà de 3 semaines en pleine saison. Une ouvrière parcourt env. 100'000  km durant sa vie, soit l’équivalant de 2,5 fois le tour de la terre. Les seules qui vivent un peu plus longtemps sont celles qui passent l’hiver auprès de la reine.
 
Une bonne colonie mange pour sa consommation personnelle environ 50 kg de miel et 20 kg de pollen par année.
 
Pour récolter le miel et la cire, on chassait les abeilles en les enfumant.
 
Les anciens utilisaient le miel et la cire dans de nombreuses préparations. Depuis Hippocrate jusqu’à nous, le miel est considéré comme un grand remède.
Les propriétés médicinales du miel, pollen et venin sont en grands nombres, bon reconstituants, ils étaient reconnus comme antidotes et soulageaient bon nombre de maladies, inflammations, plaies et allergies.
 
Le pollen et le couvain, eux, étaient source de protéïnes.
 
Pendant l'antiquité et jusqu'au moyen-âge, le miel représentait la seule façon de sucrer les aliments (pain d'épices, le vin, la bière) et on en faisait une merveilleuse boisson des Dieux : l'hydromel   !
Le miel sera d'ailleurs meilleur marché que le sucre jusqu'au XIXème siècle.
 
 

L’abeille est aussi symbole de l’âme, de l’amour et de la virginité, symbole de pureté et de fécondité
 
 
« Rêver d’essaims est un signe d’abondance et de fortune »

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